<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Benjamin Raynaud &#8211; Magazine Orizonte</title>
	<atom:link href="https://www.orizonte.corsica/auteur/benjamin/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.orizonte.corsica</link>
	<description>Una rivista tremenda</description>
	<lastBuildDate>Tue, 20 Dec 2022 15:25:08 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://www.orizonte.corsica/wp-content/uploads/2021/08/cropped-favicon-32x32.png</url>
	<title>Benjamin Raynaud &#8211; Magazine Orizonte</title>
	<link>https://www.orizonte.corsica</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Mako DEUZA</title>
		<link>https://www.orizonte.corsica/artin-chjocca/mako-deuza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Raynaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Nov 2021 14:02:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art'in chjocca]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.orizonte.corsica/?p=2383</guid>

					<description><![CDATA[ORIZONTE : Comment es-tu arrivé à t’intéresser au graph ? Mako DEUZA : Quand j’étais gosse lors d’un voyage à Paris, j’ai vu rentrer en station un métro entièrement graphé. J’imagine que ça s’est imprégné dans ma rétine et depuis, j’ai toujours trouvé ça cool et j’ai eu envie de faire la même chose.  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1323px;margin-left: calc(-5% / 2 );margin-right: calc(-5% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:2.375%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:2.375%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:2.375%;--awb-spacing-left-medium:2.375%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:2.375%;--awb-spacing-left-small:2.375%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-1" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;"><p><strong>ORIZONTE :</strong> <em>Comment es-tu arrivé à t’intéresser au graph ?</em></p>
<p><strong>Mako DEUZA :</strong> Quand j’étais gosse lors d’un voyage à Paris, j’ai vu rentrer en station un métro entièrement graphé. J’imagine que ça s’est imprégné dans ma rétine et depuis, j’ai toujours trouvé ça cool et j’ai eu envie de faire la même chose. Étant originaire de Manosque, j’ai eu l’influence de Marseille. J’ai commencé au lycée, vers 16-17 ans, à graffer dans ma ville avec quelques collègues. Ça a toujours été le graffiti de la campagne à côté de la grande ville.</p>
<p><strong>O. :</strong><em> Et après Manosque alors ?</em></p>
<p><strong>M.K. :</strong> J’ai fait mes études et puis, j’ai travaillé en tant que chercheur dans l’énergie solaire à Perpignan. J’ai donc fait le tour de la Méditerranée pour arriver à Ajaccio à l’occasion de la rédaction de ma thèse en 2009. J’ai finalement changé d’activité depuis et je suis resté en Corse.</p>
<p><strong>O. :</strong> <em>Certaines de tes œuvres sont connues, notamment celle située sur le terre-plein de la gare d’Ajaccio. Tu travailles comment aujourd’hui ? Sur commande ?</em></p>
<p><strong>M.K. :</strong> Celle-ci en l’occurrence, c’est une œuvre que j’ai voulu faire pour les Ajacciens et pour moi. Quant au reste, je travaille majoritairement sur commande mais c’est rarement dirigé. Je reste assez libre dans la création et du coup, je m’amuse beaucoup plus.</p>
<p><strong>O. :</strong> <em>Aujourd’hui, tes sources d’inspirations sont corses mais également plus américaines ?</em></p>
<p><strong>M.K. :</strong> Alors oui, s’il y avait Marseille au début, il y avait également beaucoup mieux ! Les États-Unis sont le berceau du graffiti depuis les années 1970-1980 et mon artiste de référence est El Mac. Il fait des grands murs à Los Angeles, d’où il est originaire, et c’est son style inimitable qui m’a poussé à travailler ma technique et mon art.</p>
<p><strong>O. :</strong><em> Tu es donc parti sur ses traces.</em></p>
<p><strong>M.K. :</strong> Effectivement, je suis parti en Californie en 2013 et j’ai organisé mon voyage en fonction d’une vingtaine de murs qu’il a fait. C’est un circuit touristique qui sort un peu des guides et qui m’a amené parfois dans des coins pas très recommandés.</p>
<p><strong>O. :</strong> <em>Comment vois-tu ton art aujourd’hui ? Comment te définis-tu ?</em></p>
<p><strong>M.K. :</strong> Je ne fais plus vraiment du graffiti, je suis assez perfectionniste et à force de vouloir peaufiner, c’est finalement le graffiti qui m’a amené au dessin. Le medium fait que cela reste du street-art sans ça, ce serait vraiment de la peinture classique.</p>
<p><strong>O. :</strong> <em>Tu ne peins que sur du mur ?</em></p>
<p><strong>M.K. :</strong> Principalement oui, mais également des toiles, des objets. C’est un travail plus exigeant. Récemment, j’ai même peint un voilier ! À ma connaissance, c’est le seul en Méditerranée.</p>
<p><strong>O. :</strong><em> Des projets, des délires pour la suite ?</em></p>
<p><strong>M.K. :</strong> Je suis encore scientifique sur les bords et j’ai fait un robot mural, qui peint à ma place, mais il ne peint pas encore très bien !<br />
L’autre projet serait de faire une peinture visible de l’eau. L’idée m’est venue lorsque je travaillais sur le voilier.</p>
<p><a class="fb-icon-element-1 fb-icon-element fontawesome-icon fa-globe fas circle-yes fusion-text-flow fusion-link" style="--awb-circlebordersize:1px;--awb-font-size:14.08px;--awb-width:28.16px;--awb-height:28.16px;--awb-line-height:26.16px;--awb-margin-right:8px;" href="http://www.makodeuza.com" target="_blank" aria-label="Link to http://www.makodeuza.com" rel="noopener noreferrer"></a> <a href="http://www.makodeuza.com" target="_blank" rel="noopener">www.makodeuza.com</a></p>
</div><div style="text-align:center;"><a class="fusion-button button-flat button-large button-custom fusion-button-default button-1 fusion-button-default-span fusion-button-default-type" style="--button_accent_color:#ffffff;--button_accent_hover_color:#ffffff;--button_border_hover_color:var(--awb-color1);--button_gradient_top_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_bottom_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_top_color_hover:#333333;--button_gradient_bottom_color_hover:#333333;--button_margin-top:30px;" target="_self" href="https://www.orizonte.corsica/3d-flip-book/orizonte-2/"><span class="fusion-button-text awb-button__text awb-button__text--default">Publicatu in Orizonte #2</span></a></div><div class="fusion-text fusion-text-2" style="--awb-text-transform:none;--awb-margin-top:30px;"><p><em>Uriginariu di Manosque, Mako Deuza hè un graffistu è street artistu ghjuntu in Corsica 12 anni fà. Influenzatu principalamente da i graffiti Nord’Americani, trascorre e cità di l’isula per decurà i muri. Discutemu di u so percorsu ind’è st’intervista.</em></p>
</div></div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Marcè LEPIDI</title>
		<link>https://www.orizonte.corsica/artin-chjocca/marce-lepidi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Raynaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 14:13:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art'in chjocca]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.orizonte.corsica/?p=2092</guid>

					<description><![CDATA[ORIZONTE : Comment vous décrivez-vous quand on vous demande ce que vous faites dans la vie ? Marcè LEPIDI : Je suis un artiste autodidacte. J’ai appris au fil du temps. Je n’ai pas de technique particulière. j’ai toujours dessiné de mon côté quand j’étais gamin. J’avais déjà un bon petit coup de crayon.  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-2 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1323px;margin-left: calc(-5% / 2 );margin-right: calc(-5% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:2.375%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:2.375%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:2.375%;--awb-spacing-left-medium:2.375%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:2.375%;--awb-spacing-left-small:2.375%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-3" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;"><p><strong>ORIZONTE</strong> : <em>Comment vous décrivez-vous quand on vous demande ce que vous faites dans la vie ?</em></p>
<p><strong>Marcè LEPIDI</strong> : Je suis un artiste autodidacte. J’ai appris au fil du temps. Je n’ai pas de technique particulière. j’ai toujours dessiné de mon côté quand j’étais gamin. J’avais déjà un bon petit coup de crayon. J’évolue dans un univers pop-art.</p>
<p><strong>O.</strong> : <em>C’est un univers que vous avez découvert de vous-même ou y a-t-il eu quelqu’un qui vous a guidé dans votre parcours créatif ? </em></p>
<p><strong>M.L.</strong> : Je suis né en 1985, j’ai grandi dans les années 1990-2000. J’ai baigné dans un univers où la pop-culture était très présente, un univers pop, coloré, rock’n’roll. Je crois que cela se ressent dans mon travail, il y a une vraie nostalgie de cette époque.</p>
<p><strong>O.</strong> : <em>On ne ressent pas trop cette nostalgie quand on voit vos oeuvres. On note l’énorme clin d’oeil aux modes passées, réactualisées, régionalisées.</em></p>
<p><strong>M.L.</strong> : La nostalgie est présente. Je m’inspire beaucoup de vieilles publicités, de ces calligraphies, de ces iconographies un peu kitch, vintage. Mais j’aborde aussi la Corse, un territoire compliqué. Et je fais partie d’une génération témoin d’une période très compliquée, où il se passait beaucoup de choses sur le plan politique et dans la société corse. On ne peut pas rester indifférent face à cela. Et la Corse est omniprésente dans mon travail. On me demande parfois si je vais sortir de cet univers corso-corse. Oui sûrement, mais aujourd’hui j’estime que j’ai encore beaucoup de choses à aborder.</p>
<p><strong>O.</strong> : <em>Avec le contexte actuel, plus aucune exposition n’est autorisée, comment le vivez-vous ?</em></p>
<p><strong>M.L.</strong> : Je ne fais pas beaucoup d’expos. Mon rythme de création n’est pas assez élevé. Je n’ai pas assez de nouveautés par an. Je suis à quatre ou cinq tableaux créés dans l’année qui sont vendus assez rapidement via les réseaux sociaux et mon réseau de clients personnels. Les galeries demandent dix ou quinze tableaux. Il me faudrait deux ans pour les réaliser. Mais pour revenir à l’incidence de la crise, oui les ventes ont chuté. Certains clients m’ont demandé de mettre en pause certaines réservations, ce sont des bars ou des restaurants, donc oui il y a l’effet domino. Mais je me suis monté mon atelier avec une salle d’exposition et pour moi cette crise a eu du bon. Je suis davantage dans mon atelier et je peux accueillir les visiteurs et me remettre au travail et je suis davantage disponible pour ma femme et ma gosse. J’ai trouvé un équilibre qui me convient.</p>
<p><strong>O.</strong> :<em> La paternité a eu un impact sur votre travail ? </em></p>
<p><strong>M.L.</strong> : Oui la crise du COVID et la naissance m’ont métamorphosé. Mais je ne pense pas que cela ait eu d’impact sur ce que je fais. Sur mon rendement oui, mais pas sur le résultat.</p>
<p><a class="fb-icon-element-2 fb-icon-element fontawesome-icon fa-globe fas circle-yes fusion-text-flow fusion-link" style="--awb-circlebordersize:1px;--awb-font-size:14.08px;--awb-width:28.16px;--awb-height:28.16px;--awb-line-height:26.16px;--awb-margin-right:8px;" href="http://www.lepidi-corsica.com" target="_blank" aria-label="Link to http://www.lepidi-corsica.com" rel="noopener noreferrer"></a> <a href="http://www.lepidi-corsica.com" target="_blank" rel="noopener">www.lepidi-corsica.com</a></p>
</div><div style="text-align:center;"><a class="fusion-button button-flat button-large button-custom fusion-button-default button-2 fusion-button-default-span fusion-button-default-type" style="--button_accent_color:#ffffff;--button_accent_hover_color:#ffffff;--button_border_hover_color:var(--awb-color1);--button_gradient_top_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_bottom_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_top_color_hover:#333333;--button_gradient_bottom_color_hover:#333333;--button_margin-top:30px;" target="_self" href="https://www.orizonte.corsica/3d-flip-book/orizonte-1/"><span class="fusion-button-text awb-button__text awb-button__text--default">Publicatu in Orizonte #1</span></a></div><div class="fusion-text fusion-text-4" style="--awb-text-transform:none;--awb-margin-top:30px;"><p><em>Marcè Lepidi hè un artistu autodidattu chì s’hè riapprupriatu a cultura « pop-art » per cuntà a Corsica ch’ellu campa. Paru à un Andy Warhol isulanu macagnone, rispundì à u telefunu da u so attellu Balaninu per una piccula intervista.</em></p>
</div></div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jean-François DEAK</title>
		<link>https://www.orizonte.corsica/artighjenti/jean-francois-deak-coutelier-forgeron/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Raynaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 14:01:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arti'ghjenti]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.orizonte.corsica/?p=2075</guid>

					<description><![CDATA[Sur la route de Moltifao, quelques centaines de mètres après un pont de pierre, un panneau de la Route des Sens se dresse sur le bord de la chaussée. « Coutelier Forgeron » signale la pancarte suggérant la direction d’un sentier qui s’enfonce dans le maquis en contrebas. Sur 4 km le chemin suit  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-3 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1323px;margin-left: calc(-5% / 2 );margin-right: calc(-5% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-2 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:2.375%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:2.375%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:2.375%;--awb-spacing-left-medium:2.375%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:2.375%;--awb-spacing-left-small:2.375%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-5" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;--awb-text-font-family:&quot;Roboto Slab&quot;;--awb-text-font-style:normal;--awb-text-font-weight:400;"><p>Sur la route de Moltifao, quelques centaines de mètres après un pont de pierre, un panneau de la Route des Sens se dresse sur le bord de la chaussée. « Coutelier Forgeron » signale la pancarte suggérant la direction d’un sentier qui s’enfonce dans le maquis en contrebas. Sur 4 km le chemin suit les ondulations de l’Asco qu’il surplombe. Les bruits de l’eau et du vent dans les branches sont les seuls compagnons des quelques bêtes que l’on croise sur cette terre aride du centre de la Corse.</p>
<p>Jean-François DAEK et son fils Pierre-Jean sont dans l’atelier, travaillant l’un en face de l’autre. Sur l’établi, lames et cornes taillées s’étalent attendant que les mains des artisans</p>
<p>viennent changer leur forme ou leur éclat. C’est dans ce bas de vallée que le forgeron est revenu s’installer en 2002, quittant ainsi la cité phocéenne où il s’est formé. L’idée de la coutellerie s’était alors imposée. Il confectionne à l’époque de petits couteaux à manche en bois à un rythme industriel puis fait le tour de la Corse pour les vendre, sans compter les heures. Mais rapidement un constat s’impose à Jean-François, cette vision de son travail ne lui convient pas, ou plus. Cette vie n’est pas celle pour laquelle il est revenu. Il se met alors à travailler la corne, récoltant conseils et astuces des anciens et ne répond plus qu’à ses commandes et sa créativité.</p>
<p><span style="color: #9b1b23;">Oghje Ghjuvan’ Francescu DAEK hà trovu a so libertà. Ùn travaglia più, pensa « vengu crià ».</span></p>
<p>Les bergers des alentours l’approvisionnent en cornes. Plus d’un tiers de ses lames provient de matériel qu’il récupère et retravaille. Il redonne l’éclat du métal au gré de ses envies.</p>
<p>« Parfois on se lève juste avec une idée&#8230; » explique-t-il, et ces idées lui dictent ces prochaines journées. Certaines aboutissent, d’autres pas. Les lames qui n’ont pas répondu à ses attentes sont là, sous ses yeux. Il les conserve, telles des reliques qui lui rappellent ses erreurs passées. Et quand on lui demande s’il est fier de la qualité de son ouvrage, il répond</p>
<p>amusé « [qu’] on ne finit jamais de progresser ». Les couteaux jugés dignes d’être présentés sont vendus dans des magasins à Ajaccio, Bastia, île-Rousse, Bonifacio et Porto-Vecchio. Une de ces lames est aujourd’hui entre les mains d’un chef indien du Yukon (Canada). Et d’autres se trouvent dans un restaurant de Manhattan, Pierre-Jean, son fils, écoute attentivement la vision que son père partage de son propre métier et il n’hésite pas à rire de la modestie du coutelier. La reprise du flambeau était un sujet récurrent depuis quelques années entre les deux hommes. L’idée de travailler avec son père et d’adopter cette vie l’a convaincu.</p>
<p><a class="fb-icon-element-3 fb-icon-element fontawesome-icon fa-globe fas circle-yes fusion-text-flow fusion-link" style="--awb-circlebordersize:1px;--awb-font-size:14.08px;--awb-width:28.16px;--awb-height:28.16px;--awb-line-height:26.16px;--awb-margin-right:8px;" href="http://www.cultellidicaccia.com" target="_blank" aria-label="Link to http://www.cultellidicaccia.com" rel="noopener noreferrer"></a> <a href="http://www.cultellidicaccia.com" target="_blank" rel="noopener">www.cultellidicaccia.com</a></p>
</div><div style="text-align:center;"><a class="fusion-button button-flat button-large button-custom fusion-button-default button-3 fusion-button-default-span fusion-button-default-type" style="--button_accent_color:#ffffff;--button_accent_hover_color:#ffffff;--button_border_hover_color:var(--awb-color1);--button_gradient_top_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_bottom_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_top_color_hover:#333333;--button_gradient_bottom_color_hover:#333333;--button_margin-top:30px;" target="_self" href="https://www.orizonte.corsica/3d-flip-book/orizonte-1/"><span class="fusion-button-text awb-button__text awb-button__text--default">Publicatu in Orizonte #1</span></a></div><div class="fusion-text fusion-text-6" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;--awb-margin-top:30px;"><p><em>Per Ghjuvan’ Francescu DAEK, a liberazione passò per u ritornu nantu à l’isula è l’affrancamentu di i vezzi. Aduttà una visione artistica, cambià di sguardu nantu à u so mistieru, abandunnà e logiche di pruduzzione per quelle di creazione, anu fattu d’ellu un artisgianu atipicu. Ùn travaglia più, cuncepisce. Stu stazzunaru cultillaghju s’hè buscatu un lucucciu di pace vicinu à l’Ascu, trà arte è artisgianatu. U so figliolu Petru Ghjuvani travaglia cun </em><em>ellu. Ùn sà ancu dì s’ellu assicurerà a rileva di u Babbu. Ma u dubbiu sparisce nantu à un puntu : a trasmissione di u sapè fà. Certe volte, a cullaburazione pò ancu diventà una scusa per ritruvassi. È quandu u figliolu pare esità à lampassi in unepoche d’opere appena uriginale, u babbu li ramenta a regula : « Ci vole à pruvà, affrancassi di i vezzi. »</em></p>
</div></div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
