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	<title>Sophie Olmiccia &#8211; Magazine Orizonte</title>
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	<description>Una rivista tremenda</description>
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	<title>Sophie Olmiccia &#8211; Magazine Orizonte</title>
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		<title>Maa SUBRINI, artista pittore</title>
		<link>https://www.orizonte.corsica/artin-chjocca/maa-subrini-artista-pittore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Olmiccia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 10:41:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art'in chjocca]]></category>
		<category><![CDATA[orizonte-6]]></category>
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					<description><![CDATA[Sophie Olmiccia : Comment est née cette passion pour la peinture ? Maa Subrini : Je n’ai pas du tout grandi dans un milieu artistique. J’ai passé mon enfance entre Porto et Paris, dans ma famille je suis vraiment la seule à avoir cette fibre artistique. Je peins depuis l’enfance. J’ai eu une autre  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1323px;margin-left: calc(-5% / 2 );margin-right: calc(-5% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:2.375%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:2.375%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:2.375%;--awb-spacing-left-medium:2.375%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:2.375%;--awb-spacing-left-small:2.375%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-1" style="--awb-content-alignment:justify;"><p><strong>Sophie Olmiccia :</strong> <em>Comment est née cette passion pour la peinture ?</em></p>
<p><strong>Maa Subrini :</strong> Je n’ai pas du tout grandi dans un milieu artistique. J’ai passé mon enfance entre Porto et Paris, dans ma famille je suis vraiment la seule à avoir cette fibre artistique.<br />
Je peins depuis l’enfance. J’ai eu une autre carrière mais en parallèle j’ai toujours assouvi ma passion. C’est plutôt un besoin qu’une envie, dès que je ressens le besoin de dire quelque chose, de m’exprimer. Cela se fait de manière instinctive.</p>
<p><strong>S.O. :</strong><em> Qu’est-ce qui vous inspire ?</em></p>
<p><strong>M.S. :</strong> Je me laisse souvent porter par mon imagination en fonction des émotions du moment. Il y en a qui écrivent, moi je peins.<br />
Mais il est vrai que la Corse m’inspire beaucoup. J’ai commencé à la peindre il y a quelques années, quand je vivais sur le continent. Probablement parce qu’elle me manquait.<br />
Je ne savais même pas que c’était la Corse ; je peignais de façon obsessionnelle de grandes maisons, et des escaliers. Et finalement je me suis aperçue que c’étaient les décors des villages, notamment le mien.<br />
Aussi, je retranscrivais sur mes toiles beaucoup de récits que j’entendais quand j’étais enfant. Par exemple l’ochju, c’est un souvenir de ma toute petite enfance. On m’a emmené voir une personne qui pratiquait cette tradition. Je me souviens d’un couloir noir, d’une dame en noir, et tout cela est ressorti sous forme de tableau.</p>
<p><strong>S.O. :</strong> <em>Il y a un côté mystique dans vos tableaux, avec ces femmes sans visage.</em></p>
<p><strong>M.S. :</strong> Cela s’est imposé à moi. Il peut y avoir un coté assez dérangeant, on me l’a parfois reproché. Mais je ne choisis pas ce que je peins. Je le ressentais comme cela. En ce qui concerne les tons, le sépia revenait souvent, peut-être parce qu’il s’agissait d’un passé lointain, de souvenirs. Surtout en ce qui concerne la Corse, mon ressenti n’était pas toujours très gai, en particulier à mes débuts. Maintenant les paysages que je retranscris sont beaucoup plus colorés, aujourd’hui je vis à Porto, et cette vie ici a changé les couleurs dans mon art.</p>
<p><strong>S.O. :</strong><em> Vous peignez plutôt du figuratif ou de l’abstrait ?</em></p>
<p><strong>M.S. :</strong> Souvent c’est issu de mon imagination, mes peintures sont souvent stylisées. Je suis mes désirs du moment, le figuratif c’est plutôt pour les paysages. Ils sont tellement beaux dans la région, mais je ne les retranscris jamais vraiment avec exactitude. Je ne m’installe pas avec mon chevalet sur le lieu, je garde une part d’imaginaire.</p>
<p><strong>S.O. :</strong><em> Quelles techniques employez-vous ?</em></p>
<p><strong>M.S. :</strong> J’ai testé toutes les techniques, mais aujourd’hui je peins à l’acrylique pour une question de praticité. Il est vrai que rien ne peut remplacer la subtilité de la peinture à l’huile, mais l’acrylique sèche vite et me permet de gagner du temps.</p>
<p><strong>S.O. :</strong><em> Peut-on dire que vos peintures invitent au voyage et à la rêverie ?</em></p>
<p><strong>M.S. :</strong> Oui, mais pas forcément à la rêverie « joyeuse ». Je m’intéresse beaucoup à la mythologie corse, on y trouve beaucoup de références à la mort. En ce moment par exemple je travaille sur les légendes, les mythes et les traditions locales. Il y en a une qui s’appelait « a forca » (la fourche). Quand quelqu’un mourait en dehors du village, pour le ramener, on le faisait tenir assis à l’aide d’une fourche, sur un âne. J’avais retrouvé un simple croquis dans un ouvrage et cela m’a fascinée, comme j’avais été fascinée par l’ochju. C’est la Corse qui jette un défi au sort. C’est passionnant. Mais je ne vous cache pas que peindre un mort sur un âne m’effraie, j’ai du mal terminer la toile. Ce sera donc le prochain défi !</p>
</div><div style="text-align:center;"><a class="fusion-button button-flat button-large button-custom fusion-button-default button-1 fusion-button-default-span fusion-button-default-type" style="--button_accent_color:#ffffff;--button_accent_hover_color:#ffffff;--button_border_hover_color:var(--awb-color1);--button_gradient_top_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_bottom_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_top_color_hover:#333333;--button_gradient_bottom_color_hover:#333333;--button_margin-top:30px;" target="_self" href="https://www.orizonte.corsica/3d-flip-book/orizonte-6/"><span class="fusion-button-text awb-button__text awb-button__text--default">Publicatu in Orizonte #6</span></a></div><div class="fusion-text fusion-text-2" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;--awb-margin-top:30px;"><p><em>Maa Subrini, hè una pittora d’arte isulana. A so pittura hè ispirata da sperienze cutidiane. Ci face scopre paesaghji, persunaghji, animali, fole di tempi fà… Dettu altrimenti, a cultura Corsa sottu à un stilu persunale, trà decori è asttrazzione.</em></p>
</div></div></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Henri BAGNOLI, artisan santonnier</title>
		<link>https://www.orizonte.corsica/artighjenti/henri-bagnoli-artisan-santonnier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Olmiccia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 10:39:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arti'ghjenti]]></category>
		<category><![CDATA[orizonte-6]]></category>
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					<description><![CDATA[La magie de Noël s’installe, et avec elle les crèches dans les Églises et chez les particuliers. À Bastia, Henri Bagnoli, designer et créateur de mobilier, confectionne de façon artisanale des santons aux couleurs traditionnels et historiques, allant de la Sainte Famille à Pasquale Paoli. Ce que le créateur aime particulièrement, c’est la magie  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-2 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1323px;margin-left: calc(-5% / 2 );margin-right: calc(-5% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:2.375%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:2.375%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:2.375%;--awb-spacing-left-medium:2.375%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:2.375%;--awb-spacing-left-small:2.375%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-3" style="--awb-content-alignment:justify;"><p>La magie de Noël s’installe, et avec elle les crèches dans les Églises et chez les particuliers. À Bastia, Henri Bagnoli, designer et créateur de mobilier, confectionne de façon artisanale des santons aux couleurs traditionnels et historiques, allant de la Sainte Famille à Pasquale Paoli.</p>
<p>Ce que le créateur aime particulièrement, c’est la magie de Noël. De spectateur à créateur, il est un véritable militant des traditions et du savoir-faire insulaire.</p>
<p>Passionné d’histoire et de religion en Corse, c’est par hasard qu’il fabriquera son premier santon.</p>
<p>À vingt ans, il sculpte ses premiers personnages tirés de bandes dessinées : Daredevil, Punisher, Thor&#8230; Mais rapidement les souvenirs d’enfance de Noël impulsent un besoin de retour à des activités traditionnelles.</p>
<p>Saint Joseph sera le premier santon créé de toute pièce. Plusieurs étapes sont nécessaires à l’élaboration des personnages. Tout d’abord la création du prototype, vient ensuite le moulage et démoulage. Henri va enfin sculpter et peindre minutieusement chaque santon en porcelaine. Chaque pièce est retravaillée à l’argile afin de donner un rendu unique. Cela demande de la patience, du temps, de la précision. Des heures de main d’œuvre sont nécessaires avant d’obtenir le résultat final.</p>
<p>Un large choix de santons est désormais proposé par l’artisan : la sainte famille, les rois mages, l’âne, le bœuf. Vous pouvez aussi découvrir la série dite « <em>nustrale</em> » avec le berger, la porteuse d’eau, la porteuse de raison. Une crèche 100% en lien avec le savoir-faire local.</p>
<p>Depuis l’an dernier, l’artisan propose une gamme de personnages historiques, à commencer par le plus illustre : Pasquale Paoli, en petite quantité car le travail est colossal tant les détails sont nombreux.</p>
<p>Cette année s’ajoutera à la crèche le bandit d’honneur inspiré d’une photo du brigand Bonelli. L’an prochain c’est le personnage de Circinellu qui viendra agrandir la collection.</p>
<p>Un travail approfondi de recherche est d’ailleurs effectué en amont, pour retranscrire de façon réaliste les habits traditionnels ou les outils d’époque. C’est dans les musées de Corse qu’Henri Bagnoli va chercher les éléments de réponses.</p>
<p>Il créé également des décors, des pagliaghji, des granges, des ponts, le tout pour habiller la crèche.</p>
<p>L’activité de santonnier n’étant fructifiante qu’en période de fête, il a créé depuis quelques années, avec sa femme, la marque B By Design. Une marque de mobilier, luminaires et de « petite déco » qui s’inscrit dans une démarche artisanale et de circuit court, où le travail de la main est au service de la créativité, ainsi que de la mise en valeur de matériaux nobles et innovants.</p>
<p>Ils vont d’ailleurs ouvrir une boutique éphémère à Bastia, 5 rue Gabriel Peri. Vous y retrouverez les traditionnels santons, mais aussi des objets décoratifs, et du petit mobilier.</p>
<p>Être santonnier est un acte militant. Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux en Corse. Henri Bagnoli souhaiterait vivement que ce savoir-faire perdure et pour éviter la rupture de consommation de santon, il tient à pratiquer des prix abordables pour que ses clients puissent créer d’année en année une belle et singulière collection.</p>
</div><div style="text-align:center;"><a class="fusion-button button-flat button-large button-custom fusion-button-default button-2 fusion-button-default-span fusion-button-default-type" style="--button_accent_color:#ffffff;--button_accent_hover_color:#ffffff;--button_border_hover_color:var(--awb-color1);--button_gradient_top_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_bottom_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_top_color_hover:#333333;--button_gradient_bottom_color_hover:#333333;--button_margin-top:30px;" target="_self" href="https://www.orizonte.corsica/3d-flip-book/orizonte-6/"><span class="fusion-button-text awb-button__text awb-button__text--default">Publicatu in Orizonte #6</span></a></div><div class="fusion-text fusion-text-4" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;--awb-margin-top:30px;"><p><em>Henri Bagnoli hè disegnatore è santunaghju, stallatu ind’u quartieru di San Ghjisè in Bastia. Da a Santa Famiglia à Pasquale Paoli, vi prupone l’elaburazione di un presepiu nustrale rializatu cum’ellu si deve. Un’icunugrafia uriginale v’hè pruposta imbellita di persunagi è scene à 100% lucale.</em></p>
</div></div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Georges « Jo » SOLIER</title>
		<link>https://www.orizonte.corsica/campa-be/georges-jo-solier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Olmiccia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 13:51:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campà bè]]></category>
		<category><![CDATA[orizonte-5]]></category>
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					<description><![CDATA[Qui n’a jamais rêvé de vivre libre et autosuffisant ? Georges Solier s’est installé près de la plage du Lotu, située au nord-est de la côte du désert des Agriates, entre la Punta di Rivijola et la Punta Cavallata, baignée par le bleu limpide de la mer Méditerranée. Seul. Celui qui considère la vie  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-3 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1323px;margin-left: calc(-5% / 2 );margin-right: calc(-5% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-2 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:2.375%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:2.375%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:2.375%;--awb-spacing-left-medium:2.375%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:2.375%;--awb-spacing-left-small:2.375%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-5" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;"><p>Qui n’a jamais rêvé de vivre libre et autosuffisant ?<br />
Georges Solier s’est installé près de la plage du Lotu, située au nord-est de la côte du désert des Agriates, entre la Punta di Rivijola et la Punta Cavallata, baignée par le bleu limpide de la mer Méditerranée. Seul.</p>
<p>Celui qui considère la vie urbaine comme un « <em>monde de fou</em> » dépouillé de valeurs, choisit de mettre un terme à ce rythme effréné. Il y a une quinzaine d’années, Georges décide de tout quitter et pose ses valises dans ce lieu paradisiaque. Il y construit à l’aide de ses amis un cabanon rudimentaire, y installe un forage pour l’eau, des panneaux solaires pour l’électricité. Ce nouveau mode de vie est certes plus solitaire mais beaucoup plus en adéquation avec la nature qu’il aime tant.<br />
Malgré une vie en quasi autarcie, il se tient très au fait de l’actualité. Entre télévision, radio et réseaux sociaux, il observe le monde changer tout en s’interrogeant sur la place et les intentions de l’être humain. Jusqu’où peut-il aller ? Ce monde moderne va-t-il continuer à détruire notre environnement ? C’est à travers un pessimisme certain qu’il analyse la société, même s’il admet que tout n’est pas à rejeter. La jeunesse active, qui se bat et milite pour notre identité, nos valeurs, trouve grâce à ses yeux. Elle porte l’espoir.</p>
<p>Jo, comme il se fait appeler, calque ses émotions sur celles de la nature. Les enjeux environnementaux font partie de ses plus grandes préoccupations. Ayant la mer et la montagne pour compagnie, il est aux premières loges pour les voir évoluer, changer. Se dégrader aussi.<br />
Il déplore par exemple la pression touristique au cœur du remarquable site du désert des Agriates, « <em>Le tourisme c’est très bien pour les paillotes, les commerces mais il faudrait un peu calmer les choses.</em> » Lui-même doit d’ailleurs s’adapter aux changements climatiques. Pour se nourrir il pêche, chasse, régule ses denrées et prélève uniquement selon ses besoins.</p>
<p>Ce qui lui manque de sa précédente vie ? La réponse est brève et spontanée : absolument rien ! Il se devait de retrouver ce qu’il semblait avoir perdu : la liberté. Selon Jo, l’Homme s’est créé des besoins et bien des choses dont il pourrait aisément se passer. « <em>Suite aux confinements liés à la COVID 19, je pensais que les gens auraient pris conscience qu’il est temps de vivre autrement, mais rien n’a changé…</em> », confie-t-il amèrement.</p>
</div><div class="fusion-text fusion-text-6"><blockquote>
<p>La liberté n’est pas une utopie mais un art de vivre.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: right;">Marie-France Ochsenbein</p>
</div><div class="fusion-text fusion-text-7" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;"><p>C’est plus intimement qu’il espère que les valeurs qui l’animent se transmettront de génération en génération au sein de sa propre famille : à commencer par ses filles.</p>
<p>Comme l’écrit très justement l’auteure et poétesse Marie-France Ochsenbein, « <em>La liberté n’est pas une utopie mais un art de vivre</em> ». Si l’autarcie est pour beaucoup synonyme d’une douloureuse sensation d’isolement, Jo soutient que la solitude en tant que choix est un accomplissement, un aménagement de temps pour soi. Que d’être face à soi-même peut finalement devenir le catalyseur d’une personnalité qui vit pleinement son existence.</p>
<p>Admirant le golfe devant cette sublime et précieuse plage du Lotu, ce même paysage, il ne le regarde jamais de la même façon. Selon l’heure, l’ombre, la lumière. De ce changement, il ne peut se lasser. Assis sur cette colline, il contemple et pense : «<em> Qui n’a pas de rêves est malheureux, le rêve ouvre les portes du voyage, de l’éternité.</em> »</p>
</div><div style="text-align:center;"><a class="fusion-button button-flat button-large button-custom fusion-button-default button-3 fusion-button-default-span fusion-button-default-type" style="--button_accent_color:#ffffff;--button_accent_hover_color:#ffffff;--button_border_hover_color:var(--awb-color1);--button_gradient_top_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_bottom_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_top_color_hover:#333333;--button_gradient_bottom_color_hover:#333333;--button_margin-top:30px;" target="_self" href="https://www.orizonte.corsica/3d-flip-book/orizonte-5/"><span class="fusion-button-text awb-button__text awb-button__text--default">Da leghje in Orizonte #5</span></a></div><div class="fusion-text fusion-text-8" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;--awb-margin-top:30px;"><p><em>Dopu una vita bella colma, Georges Solier decide di tramutassi in un locu di paradisu : l’Agriate. Ghjè quasi in autunumia ch’ellu campa avà, luntanu da u scumbugliu di a cità. S’hè intratenutu cù noi nantu à e ragione di stu cambiamentu radicale.</em></p>
</div></div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>I Campanari</title>
		<link>https://www.orizonte.corsica/artighjenti/i-campanari/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Olmiccia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 13:37:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arti'ghjenti]]></category>
		<category><![CDATA[orizonte-5]]></category>
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					<description><![CDATA[La tradition veut que ce soit l’évêque saint Paulin de Nole (353-431) qui installe les premières cloches dans les églises. Nole est une ville de Campanie (Italie du sud) qui donna son nom aux cloches (campana). Elles s’inscrivent dans notre patrimoine depuis déjà plusieurs milliers d’années. Les plus anciennes, en métal datent de l’âge  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-4 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1323px;margin-left: calc(-5% / 2 );margin-right: calc(-5% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-3 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:2.375%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:2.375%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:2.375%;--awb-spacing-left-medium:2.375%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:2.375%;--awb-spacing-left-small:2.375%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-9" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;"><p>La tradition veut que ce soit l’évêque saint Paulin de Nole (353-431) qui installe les premières cloches dans les églises. Nole est une ville de Campanie (Italie du sud) qui donna son nom aux cloches (<em>campana</em>).</p>
<p>Elles s’inscrivent dans notre patrimoine depuis déjà plusieurs milliers d’années. Les plus anciennes, en métal datent de l’âge du bronze.</p>
<p>Ce n’est toutefois qu’au Ve siècle qu’elles organisent de façon sonore la société toute entière.</p>
<p>Elles rythmaient déjà la vie des chrétiens, mais avaient aussi le rôle de gardiennes du temps. Un rôle de garde-fou également, indiquant aux habitants alentours d’un risque d’intempérie, ou d’incendie.</p>
<p>Aujourd’hui on les retrouve tantôt mécaniques, tantôt manuelles… Les cloches manuelles sont de plus en plus rares. Il s’avère contraignant de trouver des volontaires pour les faire chanter, et mais également pour les maintenir en bon état de marche.</p>
<p>C’est donc la superbe mission de Julien Orsini et Alexandre Chobon, qui ont monté tous deux la société « <em>I campanari</em> » à Saint Florent.</p>
<p>C’est avec passion, qu’ils contribuent à la conservation de notre patrimoine, au maintien de nos traditions. « <em>Les cloches représentent la vie du village. Un village sans clocher est un village sans âme</em> » nous confie Julien.</p>
<p>C’est par hasard, qu’il découvre le métier. Électricien de formation, il fait alors une rencontre déterminante : celle d’un campaniste. Il s’avère qu’à ce moment-là, cet artisan d’un âge certain cherchait quelqu’un pour reprendre l’activité. Il ne souhaitait pas transmettre son savoir-faire à n’importe qui. Trouver une personne sincèrement concernée par la valorisation du patrimoine, c’est ce qui lui tenait à cœur. Voyant Julien porter un grand intérêt à son activité campanaire, il propose de le former, et c’est ainsi que le flambeau s’est transmis. Quelques années d’apprentissage, et la deuxième activité était née !</p>
<p>Leurs rôles au quotidien, et au gré des chantiers recouvrent le travail de l’électrique, l’électronique, la maintenance du rouage manuel, la restauration ou rénovation de la structure elle-même, en collaboration avec la société Paccard, fondeur et campaniste à Sevrier depuis 1796…</p>
<p>Ils vérifient que l’ossature en bois soit en bon état. Serrage, réglage, dégraissage, le travail est complexe et très minutieux. Ce qui rend la tâche d’autant plus délicate est la hauteur des édifices où sont nichées les cloches, cela demande une organisation particulière. La plupart du temps dans des endroits extrêmement exigus. Un mètre carré pour se mouvoir quelquefois&#8230;</p>
<p>Le moment le plus exaltant pour ces jeunes passionnés est celui de l’installation de la cloche. C’est un véritable jour de fête. On lui donne un parrain, une marraine. La tradition veut qu’une messe soit dite, accompagnée d’une bénédiction. Tous les habitants sont présents. C’est toujours un événement chaleureux, de partage, d’échanges, où tous se retrouvent autour de traditions d’antan.</p>
<p>La volonté de Julien et Alexandre est claire, assurer la pérennité de ce métier de niche. Un métier qui demande beaucoup d’exigence, de patience, de délicatesse et de force à la fois. L’activité campanaire est riche et passionnante. Ils souhaiteraient transmettre aux nouvelles générations le goût du métier, pour que toujours retentisse le chant des cloches, à l’instar d’une madeleine de Proust.</p>
<p>Qui n’a jamais été fasciné étant enfant les notes puissantes de cloches, accompagnant nos moments de vie qu’ils soient tristes ou festifs ?</p>
</div><div style="text-align:center;"><a class="fusion-button button-flat button-large button-custom fusion-button-default button-4 fusion-button-default-span fusion-button-default-type" style="--button_accent_color:#ffffff;--button_accent_hover_color:#ffffff;--button_border_hover_color:var(--awb-color1);--button_gradient_top_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_bottom_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_top_color_hover:#333333;--button_gradient_bottom_color_hover:#333333;--button_margin-top:30px;" target="_self" href="https://www.orizonte.corsica/3d-flip-book/orizonte-5/"><span class="fusion-button-text awb-button__text awb-button__text--default">Publicatu in Orizonte #5</span></a></div><div class="fusion-text fusion-text-10" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;--awb-margin-top:30px;"><p><em>Julien Orsini è Lisandru Chobon eserciteghjanu un mistieru di i più anziani : campanari. Anu per scopu di priservà u nostru patrimoniu, i nostri sapè fà. Primurosi di trasmette a so passione, sò in brama di pudè insignà à e nuvelle generazione i valori di stu travagliu fora di u cumunu, pocu cunnisciutu ma d’una ricchezza sprupusitata.</em></p>
</div></div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Hubert Tempête</title>
		<link>https://www.orizonte.corsica/artin-chjocca/hubert-tempete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Olmiccia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 13:34:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art'in chjocca]]></category>
		<category><![CDATA[orizonte-5]]></category>
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					<description><![CDATA[Sophie Olmiccia : Parlez-nous de votre enfance, et de ce quartier du vieux port qui a forgé votre personnalité ! Hubert Tempête : Je suis né au Puntettu à Bastia. Le Vieux Port de Bastia était notre quartier, et plus encore, un véritable village dans la ville. C’était la joie de vivre. Ma mère  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-5 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1323px;margin-left: calc(-5% / 2 );margin-right: calc(-5% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-4 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:2.375%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:2.375%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:2.375%;--awb-spacing-left-medium:2.375%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:2.375%;--awb-spacing-left-small:2.375%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-11" style="--awb-content-alignment:justify;"><p><strong>Sophie Olmiccia :</strong> <em>Parlez-nous de votre enfance, et de ce quartier du vieux port qui a forgé votre personnalité !</em></p>
<p><strong>Hubert Tempête :</strong> Je suis né au Puntettu à Bastia. Le Vieux Port de Bastia était notre quartier, et plus encore, un véritable village dans la ville. C’était la joie de vivre. Ma mère était italienne. Elle ne faisait que chanter, des chansons italiennes bien sûr. Ca me plaisait beaucoup…</p>
<p><strong>S.O. :</strong><em> Comment est venu le surnom de « Tempête » ?</em></p>
<p><strong>H.T. :</strong> Tempête, c’est un surnom comme on les donnait dans tous les quartiers à l’époque des villes et villages. Mais c’est vrai qu’il y a une anecdote particulière.<br />
À la fin de l’été on allait faire du bois pour l’hiver. Mon père était pêcheur et on n’avait pas tellement de moyen pour en acheter. À 10 ans il me propose de l’accompagner dans ce qui était une véritable aventure pour mon âge. Nous devions aller chercher le bois à la Marana, en barque ! La première fois où il m’a proposé de l’aider, j’étais tout content ! J’ai dit à ma mère « <em>surtout réveille-moi demain matin à 4h pour accompagner Papa pour cette mission</em> ». Je pensais que ça allait être une partie de plaisir. Je ne m’attendais pas à cela. Il fallait aller dans le maquis pour couper le bois avec la grande scie, descendre le bois coupé au rivage, le mettre dans le bateau, et le ramener à Bastia. De Bastia on le débarquait et on le montait à la maison. J’ai fait le premier voyage, j’étais exténué ! Mon père me dit alors : « <em>Demain on fait un autre voyage</em> ».<br />
J’avais changé d’avis, je ne voulais plus y aller. Le soir je me suis mis à la fenêtre et j’ai crié les mains au ciel « <em>TEMPÊTE ! </em><em>TEMPÊTE !</em> » Je me rappelle avoir réveillé tout le quartier. Le lendemain surpris, mon père m’avait finalement laissé dormir. J’ai regardé la mer, elle était démontée…<br />
J’avais donc compris pourquoi il m’avait laissé tranquille, et c’est alors que dans la rue, les gens ont commencé à m’appeler « <em>Tempête</em> ».</p>
<p><strong>S.O. :</strong> <em>Avant d’ouvrir la fameuse « Pizzeria Hubert Tempête », véritable institution bastiaise, quelle était votre activité ?</em></p>
<p><strong>H.T. :</strong> J’ai d’abord été vitrier, mais étant donné que j’étais exploité j’ai voulu changé et je suis rentré à la Poste comme facteur. J’ai par la suite quitté ma fonction je me suis mis à chanter, sans être connu, pour m’amuser. J’écrivais des textes. Des chansons « <em>macagna</em> ». Tout ce qui était sentimental selon moi avait été dit, je n’aurais pu inventé quoi que se soit. Alors je me suis à écrire des chansons humoristiques, en observant la société, c’était dans les années 50.<br />
Enfant j’avais fait des concours de chants, dont un qui a été un évènement très marquant. C’était sur la place Saint Nicolas, et toute la foule m’a hué. J’ai été déçu de voir le monde huer un enfant. Je leur ai dit « <em>Vous allez entendre parler de moi</em> ». Je me suis révolté. Tout compte fait, ils m’ont sauvé la vie. Ils m’ont fait devenir chanteur.<br />
Je chantais dans les mariages, les baptêmes. Je voulais devenir un artiste modeste. Pas une vedette. Je voulais être un homme humble. Un homme libre.</p>
<p><strong>S.O. :</strong><em> À quel moment avez-vous ouvert la pizzeria Hubert Tempete ?</em></p>
<p><strong>H.T. :</strong> Je l’ai ouverte en 1991, pendant 30 ans. Une pizzeria familiale, ou je recevais mes amis, on jouait beaucoup de musiques, les groupes venaient chanter. C’était toujours la fête. C’est devenu une institution, je ne m’y attendais pas, et je voyais que ça durait, que ça plaisait aussi bien aux jeunes qu’aux plus âgés. C’est un lieu qui a brassé trois générations. Sans me vanter. Je voyais les gens heureux, j’étais heureux.</p>
<p><strong>S.O. :</strong> <em>Quelles sont les rencontres qui vous ont marqué ?</em></p>
<p><strong>H.T. :</strong> Des tristes ou des bonnes ? (rire)<br />
Celles d’Hervé Vilard, Joe Dassin, Annie Cordie, j’avais fait leurs premières parties.<br />
Les Mantini ont été une belle rencontre aussi, ils m’ont demandé des textes. ils sont devenus populaires, et grâce à eux je suis devenu un peu plus connu.</p>
<p><strong>S.O. :</strong><em> Vous écrivez toujours aujourd’hui ?</em></p>
<p><strong>H.T. :</strong> Oui, sur des sujets d’actualité. Notre société. Sur des évènements qui se passent aujourd’hui que j’avais déjà prédit il y a quelques années, et même déjà écrit. La période est difficile, mais je reste optimiste parce que l’Homme ne baisse pas les bras.</p>
</div><div style="text-align:center;"><a class="fusion-button button-flat button-large button-custom fusion-button-default button-5 fusion-button-default-span fusion-button-default-type" style="--button_accent_color:#ffffff;--button_accent_hover_color:#ffffff;--button_border_hover_color:var(--awb-color1);--button_gradient_top_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_bottom_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_top_color_hover:#333333;--button_gradient_bottom_color_hover:#333333;--button_margin-top:30px;" target="_self" href="https://www.orizonte.corsica/3d-flip-book/orizonte-5/"><span class="fusion-button-text awb-button__text awb-button__text--default">Da leghje in Orizonte #5</span></a></div><div class="fusion-text fusion-text-12" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;--awb-margin-top:30px;"><p><em>Quale ùn cunnosce à Hubert Tempête ? Vera è propria figura bastiaccia, per 30 anni hà fattu ride è ancu cummossu ogni generazione cù i so scritti macagnoni, usservendu a sucetà incù talentu, finezza è passione.</em></p>
</div></div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La survie des moulins</title>
		<link>https://www.orizonte.corsica/artighjenti/la-survie-des-moulins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Olmiccia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jun 2022 13:12:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arti'ghjenti]]></category>
		<category><![CDATA[orizonte-4]]></category>
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					<description><![CDATA[Si la Corse a longtemps érigé des moulins à eau aux quatre coins de l’île, rares sont ceux encore en activité. Parmi ces trésors ? « U Mulinu di l’Orsu » niché à Bocognano, au bord de la Gravona. L’eau est l’une des premières sources d’énergie utilisée par l’Homme. Les premiers moulins à eau  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-6 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1323px;margin-left: calc(-5% / 2 );margin-right: calc(-5% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-5 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:2.375%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:2.375%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:2.375%;--awb-spacing-left-medium:2.375%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:2.375%;--awb-spacing-left-small:2.375%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-13" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;"><p><strong>Si la Corse a longtemps érigé des moulins à eau aux quatre coins de l’île, rares sont ceux encore en activité. Parmi ces trésors ? « <em>U Mulinu di l’Orsu</em> » niché à Bocognano, au bord de la Gravona.</strong></p>
<p>L’eau est l’une des premières sources d’énergie utilisée par l’Homme. Les premiers moulins à eau remontent à l’Antiquité et seraient même antérieurs aux moulins à vent. Ils servaient principalement à moudre les céréales pour les transformer en farine.</p>
<p>Le premier mentionné date de l’an 18 avant Jésus-Christ. Un moulin niché au cœur d’un palais que Mithridate, roi du Pont et du Bosphore, fit construire à Cabire. Plus tard, Vitruve décrira un moulin à roue verticale et Pline, des moulins sur les rivières italiennes. Beaucoup pensent désormais que cette invention puise ses racines dans le bassin oriental de la Méditerranée.</p>
<p>En Corse, il y a plus d’un siècle, le métier de meunier était l’un des plus courant. Le nombre de moulins était de 1 pour 100 habitants. Au niveau national, la moyenne était moins élevée, de l’ordre de 1 moulin pour environ 300 habitants. À elle seule, la région d’Ajaccio comptait plus de 300 moulins, et si l’on remonte au XVIIe siècle, le Cap Corse en dénombrait plus de 70. Certains faisaient partie intégrante de l’architecture des maisons jusqu’à la première moitié du XXe siècle. Un espace était dédié aux animaux, avec un emplacement pour une meule ou un pressoir. L’autre, bien distinct, était le foyer : « <em>u fuconu</em> ». Ces moulins furent peu à peu délaissés…</p>
<p>Aujourd’hui, avec énergie et passion, l’Homme soucieux de sa culture et de ses traditions, met tout en œuvre pour que plus jamais ne se perdent nos savoir-faire ancestraux.</p>
<p>Un bel exemple d’un moulin restauré ? « <em>U Mulinu di l’Orsu</em> », un trésor du patrimoine corse, construit au XIXe siècle à Bocognano. Ce moulin à eau a la particularité d’avoir deux meules. On y écrase aussi bien la châtaigne que le blé. L’année 2008 marque l’achèvement de sa réhabilitation. Aujourd’hui en activité, il permet de montrer aux curieux son fonctionnement, de produire de la farine 100 % locale, et de créer de l’emploi.</p>
<p>C’est justement le rôle de Jean-Noël Moretti, encadrant au sein de l’association « <em>Aiutu Campagnolu</em> » : un atelier chantier d’insertion créé pour les citoyens éloignés de l’emploi. Le but ? Reprendre un rythme de travail et transmettre le savoir-faire. « <em>Nous avons différentes missions. On s’occupe de l’entretien extérieur du moulin, du nettoyage du canal, des alentours. Au niveau du moulin, on maintient le bâti en état et nous produisons la farine de châtaigne</em> » souligne Jean-Noël Moretti.</p>
<p>Lors de la création de l’entreprise en 2013, la production de farine de châtaigne était excellente. Cette dernière a pourtant subi une nette baisse, parasitée par le « cynips du châtaignier », aussi appelé chalcide du châtaignier. Ce micro-hyménoptère a mis à mal la production en 2014 et 2015 et son impact se fait toujours sentir. Cette année, 400 kilos de farine de châtaigne ont été produits, une tonne était l’objectif souhaité. Une production toutefois satisfaisante, ayant le mérite d’être réalisée dans les règles de l’art.</p>
<p>Une farine 100% locale, grâce aux particuliers qui mettent leurs châtaigneraies à disposition en échange de son maintien et de farine. Une châtaigneraie bocognanaise couplée de son moulin à eau qui constituent de nos jours un véritable point fort de la région !</p>
</div><div style="text-align:center;"><a class="fusion-button button-flat button-large button-custom fusion-button-default button-6 fusion-button-default-span fusion-button-default-type" style="--button_accent_color:#ffffff;--button_accent_hover_color:#ffffff;--button_border_hover_color:var(--awb-color1);--button_gradient_top_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_bottom_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_top_color_hover:#333333;--button_gradient_bottom_color_hover:#333333;--button_margin-top:30px;" target="_self" href="https://www.orizonte.corsica/3d-flip-book/orizonte-4/"><span class="fusion-button-text awb-button__text awb-button__text--default">Da leghje in Orizonte #4</span></a></div><div class="fusion-text fusion-text-14" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;--awb-margin-top:30px;"><p><em>A Corsica hè una regione sturicamente arradicata ind’è l’attività agricule è pastureccie. U mistieru di mulinaiu era l’unu di i più spapersi in l’isula, nanzu chì parechje crise successive ùn fussinu preghjudiziose per sta prufessione. Primurosi di priservà u nostru patrimoniu è u nostru sapè fà, associi è particulari si sò dati di rimenu per risturà numerosi mulini, à acqua o à ventu, per ch’ellu si perpetuessi unu di i più belli simbuli di nostr’isulella.</em></p>
</div></div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Virginie Torelli &#8211; Attellu Atraverre</title>
		<link>https://www.orizonte.corsica/artin-chjocca/virginie-torelli-attellu-atraverre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Olmiccia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jun 2022 13:06:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art'in chjocca]]></category>
		<category><![CDATA[orizonte-4]]></category>
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					<description><![CDATA[Sophie Olmiccia : Parlez-nous de votre parcours ! Virgnie Torelli : J’ai grandi dans le sud de la France, à Perpignan et je passais tous les étés en Corse, à Calenzana. Ensuite, j’ai vécu en Martinique où j’ai fait l’école des Beaux-Arts et où j’ai commencé à travailler l’étain pour la fabrication de bijoux  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-7 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1323px;margin-left: calc(-5% / 2 );margin-right: calc(-5% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-6 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:2.375%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:2.375%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:2.375%;--awb-spacing-left-medium:2.375%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:2.375%;--awb-spacing-left-small:2.375%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-15" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;--awb-margin-top:30px;"><p><strong>Sophie Olmiccia :</strong><span style="text-decoration: underline;"><em> Parlez-nous de votre parcours !</em> </span></p>
<p><strong>Virgnie Torelli :</strong> J’ai grandi dans le sud de la France, à Perpignan et je passais tous les étés en Corse, à Calenzana. Ensuite, j’ai vécu en Martinique où j’ai fait l’école des Beaux-Arts et où j’ai commencé à travailler l’étain pour la fabrication de bijoux fantaisies. Très vite j’ai eu l’idée de créer avec d’autres matières et lors d’un voyage aux Caraïbes, j’ai rencontré un artisan verrier, ce qui fut une révélation !<br />
La transparence, la lumière, les couleurs, c’est ce qui m’a attirée dans le travail du verre. Je me suis formée par la suite à Paris et au CERFAV (Centre Européen de Recherches et de Formation aux Arts Verrier). Aujourd’hui je suis donc artisan verrier fondeur par fusion.</p>
<p><strong>S.O. :</strong> <em>En quoi consiste cette technique ?</em></p>
<p><strong>V.T. :</strong> Cette technique consiste à découper les plaques de verres, comme le font les vitraillistes pour les vitraux des églises. Je découpe, j’assemble, je fais des décors à l’émail, liquide, en poudre, des décors à l’or, des inclusions aussi, cela s’apparente vraiment à une cuisine ! Je porte les éléments au four jusqu’à 800/830 °C, minimum 24h, et c’est à ce moment que le verre va fusionner.<br />
J’utilise aussi la méthode du « thermo formage ». Je pars de pièces fusionnées et pour leur donner une forme, je fabrique des moules (ou je les achète déjà faits), je les mets dans le four, le verre va alors épouser la forme par la chaleur.</p>
<p><strong>S.O. :</strong> <em>Quels sont les différents types de verres que vous utilisez ?</em></p>
<p><strong>V.T. :</strong> J’utilise trois types de verres. Du verre artistique. Un verre fabriqué à la main, avec de très belles couleurs, pour les bijoux essentiellement, mes « poissons bijoux » qui sont comme des arrêtes de poissons de toutes les couleurs.<br />
J’utilise du verre à vitre. Il me permet de faire des pièces plus grandes : des luminaires, liées à art de la table aussi. Je propose une gamme assez large, accessible à tous au niveau des prix !<br />
Je me sers également du verre des bouteilles. Des amis restaurateurs m’en donnent. C’est du recyclage ! Je les découpe avec ma scie à verre et en fusion. J’utilise le verre ainsi récupéré pour fabriquer des carillons, des plateaux apéritifs, des vases. On peut faire beaucoup de choses&#8230;</p>
<p><strong>S.O. :</strong><em> Quel est le défi technique quand on travaille le verre ?</em></p>
<p><strong>V.T. :</strong> Le défi est d’aller au bout de la matière. Faire en sorte que l’utilisation de la matière soit étonnante. Quand c’est grand, c’est lourd. Mon « truc » c’est de faire des inclusions de fils de métal, cela va créer des pleins, des vides, ce qui va alléger la matière.</p>
<p><strong>S.O. :</strong><em> Une création que vous avez réalisée qui vous a marquée ?</em></p>
<p><strong>V.T. :</strong> C’était un concours en Balagne, à Calenzana, organisé par une association qui met la femme en valeur. C’est un thème inspirant ! J’ai fabriqué une femme en verre et acier qui symbolise la liberté, c’était une très belle pièce. D’ailleurs, celles qui symbolisent les éléments et la liberté, ce sont celles qui me plaisent particulièrement.</p>
<p><strong>S.O. :</strong><em> Vous avez plusieurs ateliers ?</em></p>
<p><strong>V.T. :</strong> Oui, l’atelier d’origine est à Calvi. C’est un grand atelier dans lequel j’ai installé mon four principal. C’est toutefois un local qui n’a pas « pignon sur rue » au niveau commercial. J’ai donc créé un autre atelier à Pigna, suite à un appel aux artisans fait par la Mairie. Par la suite, la ville de Calvi a souhaité regrouper des artisans dans un même espace, au sein de la citadelle. La municipalité a donc rénové un bastion, ce qui a permis à plusieurs artisans de pouvoir s’installer, lieu regroupant exclusivement des femmes ! Le but étant d’avoir de la visibilité. J’y ai placé un « baby four », il était hors de question que je ne fasse que de la vente. Je souhaite surtout montrer mon savoir-faire. J’invite d’ailleurs les lecteurs à venir découvrir notre travail !</p>
</div><div style="text-align:center;"><a class="fusion-button button-flat button-large button-custom fusion-button-default button-7 fusion-button-default-span fusion-button-default-type" style="--button_accent_color:#ffffff;--button_accent_hover_color:#ffffff;--button_border_hover_color:var(--awb-color1);--button_gradient_top_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_bottom_color:var(--awb-custom_color_2);--button_gradient_top_color_hover:#333333;--button_gradient_bottom_color_hover:#333333;--button_margin-top:30px;" target="_self" href="https://www.orizonte.corsica/3d-flip-book/orizonte-4/"><span class="fusion-button-text awb-button__text awb-button__text--default">Publicatu in Orizonte #4</span></a></div><div class="fusion-text fusion-text-16" style="--awb-content-alignment:justify;--awb-text-transform:none;--awb-margin-top:30px;"><p><em>Virginie Torelli hè vitraia funditrice per strughjera. Dopu viaghjatu assai, s’hè stallata in u paese di Pigna, in Balagna. Ci parla di u so parcorsu, di e sfarente tecniche di trasfurmazione di u vetru è di a so passione per stu mistieru chì si face sempre più scarsu.</em></p>
</div></div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
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